Pratiques narratives

Une approche thérapeutique basée sur la curiosité et la coopération

Qui n'a jamais souffert d'une perception bloquée de soi-même ? Je suis nul-le, ennuyeux-se, incompétent-e, je n'ai pas confiance en moi...

On se sent alors prisonnier d'une histoire disqualifiante qui nous définit au rabais, nous isole des autres et de notre version préférée de nous-mêmes. Ce sont des histoires étriquées : on s'y sent à l'étroit, on a du mal à y faire des choix et à s'y faire une place d'auteur. Quand ces histoires pauvres, étroites, prennent beaucoup d'importance au point de prétendre nous définir, elles deviennent des histoires "dominantes" dans notre vie : elles nous emprisonnent et tournent en boucle dans notre tête de façon répétitive. Elles imposent une seule version possible de notre vie. En occultant la multiplicité des points de vue possibles, elles réduisent nos initiatives

 

Qu'est-ce alors qu'une histoire riche ? 

C'est une histoire riche de possibilités. On ne s'y sent pas enfermé dans un cadre rigide et répétitif. Elle laisse de l'espace à des modes de vie et à des relations qui nous conviennent. 

Une fois explorées et étayées, ces histoires riches deviennent le support d'une identité plus singulière, plus vivante car reliée à nos valeurs préférées. 

 
 
 
 
David Epston

Pouvez-vous nous en dire plus sur l'Approche Narrative ?

 

L'Approche Narrative est une approche thérapeutique développée à partir des travaux de deux travailleurs sociaux et thérapeutes familiaux, Michael White (Australien) et de D.Epston (Néo-Zélandais) dà partir des années 1980. Elle s'intéresse aux récits par lesquels nous construisons notre identité. Ces récits que l'on produit peuvent soit nous enfermer dans un discours dominant, soit nous libérer. L'Approche Narrative nous aide à développer des histoires riches, plus libres, qui nous relient à nous-mêmes et aux autres. Ces histoires se déploient autour de thèmes qui sont reliés à nos valeurs et qui nous soutiennent. Elles nous permettent de redevenir acteurs de notre vie. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Michael White

Comment les pratiques narratives aident-elles les personnes à réduire l’influence de leurs problèmes ?  

Les Pratiques narrative séparent la personne du problème, dont on observe comme à distance les effets et les intentions. On travaille à partir de ce qu'on appelle en narrative les "fines traces de vie", où la personne est en lien avec ses ressources, ses émotions et ses valeurs, qui s'ancrent dans son corps. Au cours des conversations narratives, la personne se reconstruit dans des histoires préférées de relations vivantes à elle-même, au monde et aux autres. 

Mon positionnement est celui d’une alliée et d’un chercheur. Dans le cadre d'un compagnonnage aussi ponctuel que possible, à partir de vos réponses, je vous pose les questions vous permettant de renouer avec ce qui est important pour vous et de redevenir acteur.

Je vais avec vous au-devant de vos meilleures réponses, celles qui vous font avancer pas à pas. 

La thérapie narrative est parfois décrite comme la première méthode thérapeutique post-psychologique (expression de S.Madigan) : Elle refuse en effet de poser une étiquette diagnostique (comme dépressif, anxieux, phobique, névrosé, boulimique, anorexique, alcoolique..) qui pourrait inscrire le problème à l'intérieur de la personne avec tous les risques de limitation que cela comporte. Elle invite la personne à donner elle-même un nom au problème qu'elle rencontre, à le replacer dans son propre contexte et dans un cadre collectif et social... pour retrouver de l'influence sur lui et retrouver une place d'auteur dans sa vie.

"Every time we ask a question, we're generating a possible version of a life." 

 

"Chaque fois que nous posons une question, nous produisons une version possible d'une vie".

David Epston
 

CONTACT

Pour toute question,
adressez un message à:


mathildefriedberg@gmail.com
 

ou par téléphone au
Tel: 06 12 29 69 22

@mathildefriedberg - Tous droits réservés