Avoir confiance en soi
...ou être soi-même ?

Permettre à chacun

de trouver sa place et de

mettre en oeuvre ses talents

avec confiance.

 

 

Ecrit avec les contributions de B.Baudez (coach d'équipes), de M.Blanc-Jouveaux (coach en bilan de compétences et auprès de personnes en réorientation), et de G.Brossier (coach de cadres, de dirigeants et d'entrepreneurs) le livre s'appuie sur les Pratiques narratives.

L'approche narrative, créée dans les années 1980 par deux thérapeutes familiaux, l’Australien Michael White et le Néo-Zélandais David Epston postule - ce que confirment les récentes découvertes des neurosciences : 

  • que nous sommes constitués des récits multiples que nous nous racontons au sujet de nous-mêmes, du monde et de notre relation aux autres,

  • que pour notre psychisme, la réalité, c'est ce que ce qu’on se raconte à son sujet. 

Différentes versions de nous-mêmes co-existent pour former notre identité : Par exemple, Betty est à la fois une fille, une nièce, une mère,  une amie, une conjointe, une professionnelle. Elle est aussi une "senior" expérimentée, et selon les moments ou les personnes qu'elle côtoie, une bosseuse, une fantaisiste, une solitaire, une grande gueule, etc... identités plurielles au sujet de chacune desquelles Betty tient à sa disposition toutes les histoires qu'elle a construites en reliant entre eux divers événements spontanément choisis. Pourtant, nous sommes nombreux à nous sentir dominés par une histoire réductrice du type : "Je suis un-e anxieux, Je suis ceci ou cela... ou encore :  Je manque de confiance en moi". 

Quand le manque de confiance prend toute la place, il devient une histoire "dominante" : 

- Il représente l'intériorisation d'un discours social dominant, d'hyperperformance et de rivalité par exemple.

- Il s'impose au détriment des autres histoires possibles : Betty néglige toutes les fois où la confiance a été présente dans sa vie. 

- Il la domine, la ligote dans ses possibilités et ses choix, la tient sous son emprise et entrave ses actions. 

Le livre vous propose des pistes  pour  

- Mettre à distance votre manque de confiance en vous, après avoir repéré en quoi il exprime une réponse - et une résistance - à des valeurs qui vous éloignent de ce qui est précieux pour vous. 

- Construire des récits de vous-mêmes plus utiles et plus satisfaisants,

- Renouer avec vos ressources pour laisser vivre votre sentiment de confiance en vous (1ère Partie), en la vie (2ème Partie), et en l'autre (3ème partie).

 

Comment ? En explorant avec vous les aspects de votre vie (exceptions et initiatives contre le problème) occultés par votre histoire dominante, afin de donner plus de place à d’autres histoires tout aussi présentes mais non perçues : des histoires alternatives que vous souhaitez vivre, parallèles et pleines de vie qui conviendraient mieux à vos projets et à votre vision préférée de vous-même.

Bonne lecture, à très bientôt ! 

N'hésitez pas à poster vos remarques et questions à partir de la page Contact, je vous répondrai avec plaisir. 

La confiance en soi, histoire de performance ou de liberté ?

« N’empêchez pas la musique » (Ecclésiaste, 32,5).

Qu’est-ce donc que la confiance en soi, pour que nous cherchions à « en avoir » toujours plus ? Un atout pour se sentir plus adéquat ou plus enviable, face à l’injonction à la performance ? Un miroir tendu à l’obsession du contrôle de l’image de soi ? Une antidote à cette peur du ridicule qui surgit parfois, et nous relègue à l’écart ?

 

Comment nous construisons-nous une histoire dominante de Manque de confiance en soi et d’insuffisance ? Dans la vie de chacun, certains épisodes vécus douloureusement nous blessent et captent notre attention. Nous les récupérons pour bricoler des histoires d’insuffisance, qui font écho à la culture de la performance et alimentent des conclusions péjoratives sur nous-mêmes : Je n’ose pas, je suis illégitime, ridicule, pas assez ceci ou pas assez cela.

1. Que nous disons-nous en nous-mêmes quand nous avons le sentiment de manquer de confiance en nous ?

 

Quelle vision du monde et de vous même vous suggère alors « Manque de confiance en soi » ?Grâce aux réponses à ces questions, nous avons découvert de quoi ce mot-valise est rempli : « Je vais encore avoir l’air ridicule, j’ai les jambes qui flageolent, je n’ai rien à dire, ça y est, je rougis, j’ai honte ; je ne suis nulle part à ma place ; comparé aux autres, je suis moins intéressant-e; les autres vont se rendre compte que je suis nulle… »

Face l’emprise du Manque de confiance en soi, que peut donc offrir la lecture d’un simple livre (d’un livre simple aussi), sinon ouvrir modestement des pistes, proposer une autre promenade à son lecteur ? Lui offrir un tour en ULM, pour découvrir la possibilité d’un regard de biais, d’une modification imperceptible de sa perception de lui-même et des autres. Une invite à prendre de la hauteur.

Commencer à reconsidérer l’influence laissée à « Manque de confiance » dans notre vie. Si le livre propose une excursion, le lecteur dispose de son itinéraire. Réinterroger cette notion de confiance en soi à la lumière des pratiques narratives nous porte à nommer et mettre à distance le « Manque de confiance en soi » qui agit sur nous : à observer ses ruses et ses alliés, pour à notre tour, mieux le cerner, pouvoir agir sur lui, et ouvrir un espace qui nous permette de commencer à agir en direction de nos espoirs.

2. Confrontés à un Manque de confiance en soi, quels sont les moments où nous avons pu le surmonter ?

Répondre à cette 2ème question, c’est découvrir que nous ne sommes pas réduits à nos histoires de manque de confiance en soi, qui racontent de chacun une histoire mince, amoindrie de nous-mêmes. L’enquête guidée en binôme, la description, détaillée, riche, rendue visible, ancrée dans le réel, d’un moment où j’ai réussi à surmonter un manque de confiance en moi permet de commencer à faire émerger une histoire « préférée ».
Nous dégageant d’une identité figée, univoque, marquée du sceau du Manque de confiance (en soi, en l’autre) nous redevenons, en nous reliant à nos histoires préférées, des êtres multi-histoires plus mobiles, plus forts car accordés aux valeurs que nous incarnons dans notre vies, que ceux qui comptent pour nous incarnent aussi, et qui participent à ce qu’il y a de plus vivant en nous.
Le fardeau du Manque de confiance en soi perd alors de sa capacité à nous sidérer par sa lourdeur. Nous commençons à nous intéresser davantage à une malle aux trésors, là, où scintillent des pépites : les indices de nos histoires préférées, les fines traces de nos ressources qui se manifestent comme valeurs, don, relation, faculté d’action et promesses.

3. Remplissons la malle aux trésors de nos pépites

Quelles sont vos ressources dans la relation à soi ?

  • Quelle vision de vous-même aviez vous après avoir surmonté cela, quels espoirs cela vous a donné, pour vous, pour votre vie ?

  • En agissant ainsi (citer l’action) sur quelles valeurs importantes pour vous, vous êtes-vous appuyé ?

Quelles sont vos ressources dans la relation au monde ?

  • Comment vous avez fait pour prendre de la distance vis à vis du manque de confiance en soi ?

  • Sur quelles forces, sur quels savoirs-être naturels chez vous, sur quels savoir-faire avez-vous pris appui ?

Quelles sont vos ressources dans la relation aux autres ?

  • Qui ont été vos alliés pour surmonter votre manque de confiance en vous ?

  • En conclusion, quel titre/nom donneriez vous à cette nouvelle histoire préférée ?

4. La beauté – l’âme de nos histoires préférées

Nous pouvons maintenant chercher comment nos histoires préférées résonnent à la beauté à laquelle nous aspirons, beauté qui revêt pour chacun des expressions et des couleurs particulières.


Beauté dans la relation à soi : Quelles sont mes plus beaux souvenirs ? Qu’est-ce que je trouve (de) beau en moi ? quelles qualités, bizarreries, vulnérabilités, quels espoirs ?


Beauté dans la relation au monde : Comment j’embellis le monde, je contribue à sa beauté? Comment j’honore mes limites, le cadre et l’environnement qui me convient ?
Comment je m’accorde le plaisir d’apprendre, et le droit de faire des erreurs ? Comment je me les pardonne, comment je me remets en chemin ?


Beauté dans la relation aux autres : Qui m’embellit ? (à ce sujet, je vous invite à lire dans le livre le belle introduction de Dina). Qui j’embellis ? J’aime aussi particulièrement cette question : Qu’est-ce que cette personne chère, si elle se voyait à travers mes yeux, apprécierait d’elle-même, et qu’elle n’aurait pas vu si elle ne m’avait jamais connu ?

L’approche narrative m’a transmis une dynamique de questionnement au service d’une quête minutieuse des beautés singulières qui s’entrecroisent en chacun, dans une position de flâneur d’où l’on s’étonne, passant d’une carte à l’autre, de la beauté et de la force de nos relations à soi, au monde et aux autres. Si l’on pouvait résumer son invite, son credo concernant la confiance en soi, pour moi ce serait quelque chose comme « N’empêchez pas la musique » (Ecclésiaste, 32,5). Parfois, le manque de confiance en soi, en l’autre, en la vie, est une « basse continue » un fado pour nos valeurs préférées mais négligées, si présente qu’elle nous empêche de percevoir et d’honorer d’autres musiques de la vie en nous, et d’y prendre notre part.

C’est en essayant de la recouvrir de formules toutes faites et de rengaines convenues que l’on perd confiance en soi.
Cette basse continue, pour peu que nous lui témoignions considération et auto-compassion, pour peu que nous nous accordions à elle, nous pourrions presque nous permettre de nous l'approprier pour chanter dessus un air bien à nous et ce faisant, la 
transformer en de toutes autres chansons. 

« Chanter, c’est honorer l’oxygène » (Björk)

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